Un qubit peut être 0 et 1 simultanément, jusqu'à ce qu'une mesure "effondre" cet état en un résultat défini.
4 qubits classiques stockent 1 valeur. 4 qubits quantiques en superposition représentent 16 valeurs simultanément. Mesurez pour effondrer l'état.
La superposition quantique est la capacité d'un système quantique à se trouver dans une combinaison de plusieurs états à la fois. Un bit classique vaut 0 ou 1. Un qubit, lui, peut être dans un état |ψ⟩ = α|0⟩ + β|1⟩, où α et β sont des amplitudes (des nombres complexes) dont les carrés des modules donnent les probabilités de mesure : |α|² + |β|² = 1.
Tant qu'on ne le mesure pas, le qubit évolue dans cette superposition. Au moment de la mesure, on obtient toujours un résultat net, 0 ou 1, avec les probabilités |α|² et |β|² (règle de Born). On parle d'« effondrement » de la fonction d'onde. Avec α = β = 1/√2 ≈ 0,71, comme dans la simulation ci-dessus, chaque résultat a 50 % de chances de sortir.
Le chat de Schrödinger pousse l'idée jusqu'à l'absurde pour poser une vraie question : pourquoi ne voit-on jamais de superposition à notre échelle ? La réponse moderne passe par la décohérence. Dans un ordinateur quantique, N qubits en superposition sont décrits par 2N amplitudes à la fois. Une mesure ne livre pourtant qu'un seul résultat : la puissance des algorithmes quantiques vient de la façon dont ces amplitudes interfèrent pour favoriser la bonne réponse.