Tambours chamaniques, derviches tourneurs, cérémonies de possession, hypnose au bloc opératoire: sous des formes très différentes, l’humanité cultive depuis toujours un même état singulier. La transe n’est ni du sommeil, ni de l’éveil ordinaire. Que se passe-t-il réellement dans le cerveau et dans le corps ? Et que peut-on raisonnablement en attendre pour sa santé ?
Qu’est-ce que la transe ?
La transe est un état modifié de conscience (on parle aussi d’état de conscience non ordinaire). Les chercheurs de l’Université de Liège qui l’étudient la décrivent comme une conscience lucide mais rétrécie vis-à-vis de l’environnement, accompagnée d’une immersion très focalisée proche du flow (état de conscience optimal de concentration intense et d’immersion totale dans une activité, où l’action et la conscience fusionnent), d’une imagerie intérieure amplifiée, d’une perception corporelle modifiée et d’un rapport au temps et à soi transformé.
Trois ingrédients reviennent presque toujours :
- L’absorption : l’attention se concentre intensément sur une expérience intérieure.
- La dissociation : une partie de l’expérience habituelle (sensations, contrôle volontaire, sentiment d’être l’auteur de ses gestes) se met à distance.
- La modification des perceptions : douleur, effort, temps, frontières du corps sont vécus autrement.
Loin d’être une curiosité exotique, la transe est un phénomène quasi universel. Dans une vaste enquête comparative portant sur 488 sociétés, l’anthropologue Erika Bourguignon a relevé des comportements ou croyances liés à la transe dans environ 90 % d’entre elles. Elle distinguait deux grandes familles : la transe simple (voyage de l’âme, vision, contact) et la transe de possession, interprétée comme l’entrée d’une entité dans le corps du pratiquant. Les sociétés de chasseurs-cueilleurs pratiquent plutôt la première, les sociétés plus hiérarchisées davantage la seconde.
L’ethnomusicologue Gilbert Rouget, dans La Musique et la transe (1980), a proposé une autre distinction utile : la transe s’accompagne de mouvement, de bruit et de présence collective, tandis que l’extase se vit plutôt dans l’immobilité, le silence et la solitude.
Les grandes sources et pratiques de la transe
La transe chamanique
Présente de la Sibérie à l’Amazonie, elle repose classiquement sur le tambour, le chant et la danse. Le chamane « voyage » dans d’autres mondes pour y chercher une information, une guérison ou un équilibre pour la communauté. Le rythme utilisé tourne souvent autour de quatre battements par seconde, un tempo monotone et prévisible dont on verra plus bas qu’il n’a rien d’anodin.
Les transes de possession
Vaudou haïtien, candomblé brésilien, cultes zâr d’Afrique de l’Est, lila des Gnawas au Maroc : ici, la musique et la danse « appellent » une divinité ou un esprit qui « chevauche » le pratiquant. Bourguignon, qui a étudié le vaudou en Haïti, a contribué à montrer que ces états, longtemps lus comme des symptômes psychiatriques, sont parfaitement normatifs dans leur contexte culturel.
Les transes mystiques et méditatives
La danse giratoire des derviches tourneurs (le samâ’ soufi), le dhikr (répétition des noms divins), les chants dévotionnels indiens (kirtan) ou certaines formes de prière répétitive utilisent la répétition du geste, du souffle ou du son pour faire basculer la conscience.
La transe hypnotique
Version occidentale et médicalisée de la transe, l’hypnose a été modernisée au XXe siècle par le psychiatre Milton Erickson. Au CHU de Liège, l’anesthésiste Marie-Elisabeth Faymonville a développé dès 1992 l’hypnosédation : une combinaison d’hypnose, d’une sédation intraveineuse très légère et d’une anesthésie locale, utilisée en routine comme alternative à l’anesthésie générale pour certaines chirurgies.
La transe cognitive auto-induite (TCAI)
C’est la plus récente. Lors d’un reportage en Mongolie en 2001, la Française Corine Sombrun est reconnue comme chamane et formée aux techniques de transe traditionnelles. Elle s’associe ensuite à des chercheurs pour étudier cet état, puis développe une méthode laïque, détachée de tout cadre religieux, permettant de déclencher la transe volontairement par le mouvement, la vocalisation et l’intention. En 2019, elle cofonde le TranceScience Research Institute. L’hypothèse centrale : la transe serait une faculté cognitive présente dans tout cerveau humain, plus ou moins activée selon les individus.
Les transes musicales contemporaines
Raves, techno, transe psychédélique, mais aussi certaines formes de musiques répétitives (boucles, beats hypnotiques) : la combinaison d’un rythme régulier, d’un volume élevé, de la durée, de l’effort physique et de la synchronisation collective reproduit, dans un cadre profane, plusieurs ingrédients des rituels traditionnels.
Les transes respiratoires
Certaines techniques (respiration holotropique, respirations rapides et prolongées) induisent un état modifié par l’hyperventilation contrôlée. Elles sont plus intenses physiologiquement et demandent un encadrement sérieux.
La transe du quotidien
Rater une sortie d’autoroute parce qu’on était « ailleurs », se perdre dans un livre, perdre la notion du temps en jouant de la musique : les praticiens de l’hypnose considèrent ces moments d’absorption spontanée comme des formes légères et naturelles de transe.
Comment ça fonctionne : la transe dans le cerveau et le corps
Les portes d’entrée (méthodes d’induction)
Quelle que soit la tradition, on retrouve un petit nombre de leviers : un stimulus répétitif (rythme, chant, mantra), le mouvement (danse, balancement, rotation), le souffle, la focalisation de l’attention (suggestion, image mentale), le cadre (rituel, groupe, intention) et parfois la fatigue ou l’effort prolongé.
Trois réseaux cérébraux qui se réorganisent
Les neurosciences décrivent aujourd’hui la transe non pas comme l’activité d’une zone isolée, mais comme une reconfiguration de trois grands réseaux :
- Le réseau du mode par défaut (DMN) : actif quand on rêvasse, qu’on pense à soi ou qu’on se raconte. Son hub postérieur est le cortex cingulaire postérieur (PCC).
- Le réseau de saillance : il décide de ce qui mérite l’attention (cortex cingulaire antérieur dorsal, insula).
- Le réseau exécutif central : planification, contrôle, décision (cortex préfrontal dorsolatéral).
Dans la transe chamanique. En 2016, l’équipe de Michael Hove a placé quinze praticiens expérimentés dans un IRM fonctionnel pendant qu’ils écoutaient un tambour rythmique, en entrant en transe ou non. En transe, le PCC (réseau par défaut) fonctionnait de concert avec le cingulaire antérieur et l’insula (réseau de contrôle et de saillance) : un flux de pensée tourné vers l’intérieur se trouvait en quelque sorte amplifié et maintenu. Parallèlement, les voies auditives étaient moins connectées, signe d’un découplage perceptif. Paradoxe intéressant : parce qu’il est très prévisible, le tambour finit par exiger peu de traitement et peut être filtré par le cerveau. Il sert alors de rampe de lancement pour se détacher du monde extérieur. Une étude EEG (électroencéphalogramme) de suivi a confirmé une diminution des réponses cérébrales aux sons insérés dans le rythme pendant la transe.
Dans la transe hypnotique. Chez les personnes très hypnotisables, l’induction hypnotique réduit l’activité de la partie antérieure du réseau par défaut. Une étude de Stanford (2017) a identifié trois signatures : baisse d’activité du cingulaire antérieur dorsal (on « surveille » moins ce qui se passe), couplage renforcé entre préfrontal dorsolatéral et insula (meilleur contrôle du corps et de ses signaux), et découplage entre préfrontal et réseau par défaut. Ce dernier point expliquerait la sensation que les actes se produisent « tout seuls » sous hypnose. La capacité à être hypnotisé semble elle-même liée à un trait cérébral : une coopération plus forte entre réseau exécutif et réseau de saillance.
Dans la TCAI (transe cognitive auto-induite). Les enregistrements EEG haute densité de praticiens entraînés montrent des modifications nettes de l’activité électrique et de sa complexité. Les régions impliquées seraient celles associées aux expériences subjectives riches.
Le système nerveux autonome : la surprise de l’hyperéveil
On associe souvent la transe à la relaxation. C’est vrai pour l’hypnose ou la méditation, mais pas pour toutes les transes. Une étude publiée dans Scientific Reports (2023) sur 25 pratiquants de TCAI a montré une accélération du rythme cardiaque et une baisse de la composante haute fréquence de la variabilité cardiaque, ainsi qu’une respiration plus ample et plus variable. Autrement dit, une diminution de l’activité parasympathique : la TCAI est un état d’hyperéveil physiologique, pas de détente. Il existe donc au moins deux grands profils de transe : les transes « calmes » (hypnose, méditation) et les transes « actives » (chamanique, dansée, TCAI).
Douleur, force et neurochimie
- Douleur : chez les pratiquants de TCAI, l’intensité douloureuse ressentie diminue significativement pendant la transe et reste plus basse après. En hypnose, l’imagerie a montré que la suggestion modifie l’activité des régions qui traitent la douleur et leurs connexions.
- Force : la même équipe a mesuré une augmentation de la force musculaire des bras et des jambes en transe, avec paradoxalement un effort perçu plus faible.
- Endorphines et lien social : une expérience d’Oxford menée sur 264 jeunes au Brésil a montré que l’effort physique et la synchronisation en danse augmentent chacun le seuil de douleur (indicateur indirect de libération d’endorphines) et le sentiment de lien au groupe, l’effet maximal étant obtenu en combinant les deux. Les endocannabinoïdes seraient probablement aussi de la partie.
4. Les bienfaits possibles (et ce qu’on sait vraiment)
Gestion de la douleur
C’est le bénéfice le mieux documenté. L’hypnosédation est utilisée à Liège depuis plus de trente ans et a été étudiée en chirurgie plastique, thyroïdienne ou mammaire. Une étude rétrospective sur 337 patients en chirurgie plastique a rapporté une satisfaction nettement améliorée lorsque l’hypnose complétait la sédation. Les équipes rapportent aussi moins de nausées et une récupération plus rapide qu’après anesthésie générale. La TCAI fait de son côté l’objet de recherches dans la douleur aiguë et chronique.
Réduction du stress et qualité de vie
Les transes « calmes » (hypnose, auto-hypnose, méditation profonde) apaisent l’axe du stress. Des essais menés au CHU de Liège comparent l’auto-hypnose, la méditation d’autocompassion et la TCAI chez des patients en oncologie pour mesurer leur effet sur la qualité de vie. Pour les transes « actives », le bénéfice passerait plutôt par la décharge émotionnelle, le sentiment de cohérence et le retour au calme après l’effort.
Lien social et appartenance
Danser, chanter ou battre le rythme ensemble crée un sentiment de fusion avec le groupe. C’est sans doute l’une des fonctions anciennes des rituels de transe collective.
Créativité et insight
Selon l’hypothèse de Hove, la coactivation du réseau par défaut et du réseau de contrôle favoriserait un long fil de pensée intérieur propice à l’intégration d’informations et à l’intuition. C’est précisément ce que recherchent les chamanes lorsqu’ils « voyagent » pour résoudre un problème.
Et les télomères ?
Les télomères sont les capuchons protecteurs situés aux extrémités des chromosomes. Ils raccourcissent au fil des divisions cellulaires, et leur longueur est considérée comme un marqueur du vieillissement biologique. La télomérase est l’enzyme qui peut les entretenir et les reconstruire. Elizabeth Blackburn a reçu le prix Nobel de médecine 2009 pour ces travaux, partagé avec Carol Greider et Jack Szostak.
Le lien avec le stress est solide : en 2004, Elissa Epel et Elizabeth Blackburn ont montré que les mères les plus stressées, qui s’occupaient d’un enfant malade chronique, présentaient des télomères équivalant à environ une décennie de vieillissement supplémentaire et une activité de télomérase divisée par deux. En laboratoire, le cortisol réduit l’activité de la télomérase, tandis que le stress oxydatif et l’inflammation semblent abîmer directement les télomères.
Côté pratiques méditatives :
- Au terme d’une retraite intensive de trois mois (projet Shamatha), les méditants présentaient une activité de télomérase environ 30 % plus élevée que le groupe témoin. Mais l’échantillon était petit et aucune mesure n’avait été faite au départ. Les auteurs eux-mêmes estiment que l’effet passe par l’amélioration du bien-être psychologique plutôt que par la méditation elle-même.
- Dans un essai pilote randomisé sur 39 aidants de personnes atteintes de démence, 12 minutes quotidiennes de Kirtan Kriya (méditation chantée avec mouvements des doigts) pendant 8 semaines ont augmenté l’activité de la télomérase de 43 %, contre 3,7 % pour un groupe écoutant une musique relaxante. Le résultat est encourageant mais tout juste significatif, et demande confirmation sur un plus grand échantillon.
Ce qu’il faut retenir honnêtement : il n’existe pas, à ce jour, d’étude mesurant directement l’effet de la transe sur les télomères. Le lien est indirect et hypothétique : si une pratique de transe réduit durablement le stress chronique, elle pourrait en théorie protéger la télomérase. Les pratiques les plus proches étudiées (méditation chantée, répétitive) relèvent plutôt des transes « calmes ». On ignore si les transes d’hyperéveil auraient le même effet.
5. Précautions et limites
- Des études encore jeunes : petits échantillons, souvent composés d’experts, difficultés à construire de vrais groupes contrôles.
- Tout le monde n’y est pas égal : l’hypnotisabilité varie fortement d’une personne à l’autre.
- Contre-indications probables : troubles psychotiques ou dissociatifs, épilepsie (stimulations rythmiques, hyperventilation), fragilité cardiaque pour les transes d’hyperéveil, état de crise psychique. Un encadrement par un professionnel formé est préférable.
- Le cadre compte : dans les traditions, la transe est toujours encadrée par un rituel d’entrée et de sortie. Ce n’est pas un détail : c’est ce qui permet de revenir sereinement à l’état ordinaire.
- Pas un traitement miracle : la transe peut compléter une prise en charge médicale, jamais la remplacer.
6. Pistes d’ouverture et connexions
Le flow
Le psychologue Mihály Csíkszentmihályi a décrit le flow comme un état d’absorption totale dans une activité, avec perte de la conscience de soi et du temps. Transe et flow partagent l’absorption et la réduction du dialogue intérieur, mais le flow reste orienté vers une tâche extérieure. Le sportif, le musicien ou le développeur « dans la zone » flirtent-ils avec une transe légère ?
Le cerveau prédictif
Selon la théorie du codage prédictif, le cerveau anticipe en permanence ce qu’il va percevoir. Un stimulus parfaitement prévisible (tambour, boucle musicale) ne génère plus d’« erreur de prédiction » : il cesse d’occuper l’attention, qui peut alors se tourner vers l’intérieur. C’est une explication élégante de l’efficacité universelle du rythme.
Psychédéliques et réseau par défaut
Les psychédéliques modifient eux aussi profondément le réseau par défaut et la complexité de l’activité cérébrale. La transe pourrait être une voie d’accès « endogène », sans substance, à certains de ces états. Les comparaisons directes restent un champ de recherche ouvert.
Stress hormétique
Les transes d’hyperéveil activent fortement le système sympathique avant un retour au calme. On peut se demander si elles fonctionnent comme d’autres stress brefs et volontaires (froid, effort intense), selon une logique d’hormèse : un stress ponctuel qui renforcerait la capacité d’adaptation. C’est une hypothèse à explorer, pas un résultat établi.
Cosmologies et arbre-monde
Dans de nombreux chamanismes sibériens et mongols, le voyage en transe emprunte l’axe du monde, souvent figuré par un arbre ou un pilier reliant monde inférieur, monde humain et monde céleste. La transe est donc aussi une clé de lecture des grandes cosmologies arborescentes.
Musique, rap et répétition
Du blues au boom bap en passant par la techno, la boucle répétée est au cœur de nombreuses musiques modernes. Le « flow » d’un rappeur posé sur un beat hypnotique, l’état de l’artiste en studio ou du public en concert : autant de terrains d’observation pour une anthropologie contemporaine de la transe.
Sommeil et états hypnagogiques
Les instants qui précèdent l’endormissement (état hypnagogique), avec leurs images spontanées et leur relâchement du contrôle, ressemblent à une transe légère. Ils ont souvent été exploités par des artistes et des inventeurs pour leurs idées.
7. Tableau récapitulatif
| Notion | En bref | Niveau de preuve |
|---|---|---|
| Transe | État modifié de conscience : absorption, dissociation, perceptions modifiées. Présente dans environ 90 % des sociétés étudiées. | Solide (anthropologie) |
| Transe simple / de possession | Voyage de l’âme d’un côté, entité qui « entre » dans le corps de l’autre (vaudou, candomblé, zâr). | Solide (anthropologie) |
| Transe chamanique | Induite par le tambour (environ 4 battements/s), le chant, la danse. Recherche d’information ou de guérison. | Études IRM et EEG sur petits groupes |
| Hypnose / hypnosédation | Transe focalisée guidée par suggestion. Utilisée au bloc opératoire à Liège depuis 1992. | Bonne (usage clinique, nombreuses études) |
| TCAI | Transe volontaire et laïque issue du chamanisme mongol (Corine Sombrun). | Prometteuse mais récente |
| Réseaux cérébraux | Réorganisation des réseaux par défaut, de saillance et exécutif ; découplage des perceptions extérieures. | Convergente, échantillons réduits |
| Système nerveux autonome | Transes calmes (hypnose, méditation) vs transes d’hyperéveil (TCAI : cœur plus rapide, moins de parasympathique). | Une étude solide pour la TCAI |
| Douleur | Baisse de la douleur ressentie pendant et après la transe ; hypnosédation en chirurgie. | Bonne pour l’hypnose, émergente pour la TCAI |
| Force et effort | Force musculaire accrue et effort perçu réduit en TCAI. | Préliminaire |
| Endorphines et lien social | Danse synchronisée et effort augmentent seuil de douleur et sentiment de groupe. | Expérimentale (264 participants) |
| Stress | Effet apaisant surtout pour les transes calmes ; décharge puis retour au calme pour les transes actives. | Variable selon les pratiques |
| Télomères / télomérase | Le stress chronique use les télomères ; certaines méditations augmentent la télomérase. Aucun lien direct démontré avec la transe. | Indirect et hypothétique |
| Précautions | Prudence en cas de troubles psychiatriques, d’épilepsie ou de fragilité cardiaque ; encadrement recommandé. | Bon sens clinique |
| Ouvertures | Flow, cerveau prédictif, psychédéliques, hormèse, arbre-monde, musiques répétitives, états hypnagogiques. | Pistes de réflexion |
Sources
- Hove, M. J. et al. (2016). Brain network reconfiguration and perceptual decoupling during an absorptive state of consciousness. Cerebral Cortex, 26(7), 3116-3124.
- Martinos Center for Biomedical Imaging. The Neuroscience of Trance (présentation de l’étude de Hove).
- Hove, M. J. et al. (2018). Neural correlates of rhythm-induced trance (IRMf et EEG).
- McGeown, W. J. et al. (2009). Hypnotic induction decreases anterior default mode activity. Consciousness and Cognition, 18(4), 848-855.
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- Grégoire, C., Sombrun, C., Gosseries, O., Vanhaudenhuyse, A. (2021). La transe cognitive auto-induite : caractéristiques et applications thérapeutiques potentielles. HEGEL, 2(2), 192-201.
- Gosseries, O., Bicego, A. et al. Measures of pain and muscular strength in trance. Fondation Bial.
- GIGA Consciousness, Université de Liège. Publications du groupe de recherche sur la transe.
- Muséum de Toulouse. Présentation de Corine Sombrun et du TranceScience Research Institute.
- Faymonville, M. E. et al. (1995). Hypnosis as adjunct therapy in conscious sedation for plastic surgery. Regional Anesthesia, 20(2), 145-151.
- Faymonville, M. E. et al. (2007). Hypnose et modulation de la douleur. Revue Médicale de Liège, 62.
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- Human Relations Area Files, Yale. Altered States of Consciousness (synthèse des travaux de Bourguignon).
- Wikipedia. Erika Bourguignon.
- Rouget, G. (1980). La Musique et la transe. Esquisse d’une théorie générale des relations de la musique et de la possession. Gallimard.
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